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Le blog de mon-vieux-lieu

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L'histoire de Vesly, commune de la Manche , son église , ses chapelles , les écoles.....


L'EGLISE

Publié par Eclat de soleil sur 20 Mars 2012, 18:44pm

Catégories : #L'EGLISE

eglise-Vesly-vers-1960.jpg 

 

L’ Église Saint Pierre

 

 

L'église Saint Pierre est reconnue comme un vestige d'une église primitive datant du VIIIe siècle . Elle avait été rebâtie presque entièrement au XIIe siècle ; la nef du bas de l'église datant de cette époque . La tour se trouvait à l'extrême sud-est . Le chœur est du XVe, offert par le vicomte de Carentan , Guillaume de Cerisay descendant de la famille de Cerisay du château de Vaubourg . Le chœur a été bâti sur le cimetière vers 1468 et soudé à la tour par un habile architecte qui a su mener adroitement ce travail .

 

De forme cruciforme, l'église a été édifiée sur les lieux dès le haut Moyen Age.

 

Les parties de l’édifice laissant encore voir des peintures murales sont dans le carré du transept et le bras nord du transept paraissant être du XIIIe siècle. Le croisillon nord est éclairé par une grande lancette qui était accompagnée, du temps du chœur précédent, par une fenêtre sur le mur oriental. Sur la voûte du croisillon ont été peints l'agneau mystique, entouré du Tétra morphe, c'est à dire la représentation symbolique des quatre évangélistes (chacun est un écrivain sacré et a écrit la vie et la doctrine de Jésus Christ): Saint Jean (aigle) très difficilement lisible; Saint Matthieu (ange) ; Saint Marc (lion) et Saint Luc (taureau). Chacune des représentations des évangélistes est ailé et tient un phylactère.

Toutes les figurations sont dans des sphères au fond uni, de couleur ocre, dont il sort quelque peu un bout d'aile ou de patte.

Au contraire l'agneau mystique se détache sur un fond rouge.

D'après l'abbé Lerosier (décédé en 1967) qui avait fait des recherches qui malheureusement sont détruites, cette peinture serait du sang humain du XIII e siècle.

Ces peintures ont été découvertes en 1959, lors des travaux importants suite aux bombardements de 1944 et réalisés sous la conduite de l'architecte en chef Yves Marie Froidevaux. D'une campagne postérieure du XIIIe siècle est le semis de fleurettes couvrant toute la voûte du croisillon nord, mais que l'on retrouve aussi sous la voûte du carré du transept. Il s'agit de fleurs à 5 pétales entourées chacune d'une couronne de petits points.

Sur le mur nord du croisillon nord, juste à la gauche de la baie, un petit personnage semble regarder vers le ciel un ruban encercle ses cheveux, il porte un vêtement court, est pied nus et tient un bâton à la main gauche ( sans doute est-il un pâtre). A côté de lui, l'animal à barbichette : une chèvre regarde également vers le haut du mur. Sans doute s'agit-il de l'annonce aux bergers.

Enfin sous la voûte du carré du transept on peut encore entrevoir un fragment de peinture qui laisse beaucoup de regrets de ne pas en voir plus: un visage au beau dessin, un visage d'homme auréolé, regarde vers la droite, il lève sa main droite : est-ce un signe de bénédiction? Il semble qu'il y avait face à lui un autre visage auréolé mais tout à fait illisible. Par contre, derrière ce personnage, il y a une épée, d'un type utilisé dans la moitié du XIII e siècle : une épée avec un pommeau rond et lourd qui fait contre poids à la lame. La compréhension n'est pas simplifiée par un décor et semis de fleurettes.

 

Ces propos sont relevés sur « les peintures murales de la Manche » : Conseil Général de la Manche 50008 Saint Lô ; ainsi : Congrès archéologique de 1966 sur l'église de VESLY de Marcel Lelégard.

 

 La nef et le transept sont du XIVe siècle, ainsi que l'étage supérieur de la tour ; le chœur des années 1460 a été construit sur des restes d'une nécropole mérovingienne, alors que le porche occidental est du XVe . Ce dernier est un don de la famille Lepoupet, alors riche et puissante . Le tombeau des donateurs, détruit en 1944, se trouvait dans le portail avec une inscription en écriture gothique « 1472 ».

 

Plus élevé que la nef qui appartient au style gothique primitif avec des chapiteaux à tailloir carré, le chœur est un admirable spécimen d'architecture du XVIe siècle, ses ogives aux moulures prismatiques retombant sur des consoles qui figurent des écussons . Les arcades des 3 travées, fortement moulurées pénètrent directement dans des piliers cylindriques .

 

Les bas-côtés de l'ancienne église, qui avaient conservé le caractère de l'église primitive,ont été reconstruits sous M Dupray-Beuzeville, maire .

 

Le clocher à bâtière a des encorbellements d'où saillent des gargouilles à grande allure . L'une des gargouilles côté est, représente une femme en couche (à gauche, sur la photo ci-dessous) .

 

  3-9-2012 001-copie-1

 

                                                         

L'intérieur du clocher était resté en mauvais état par manque de ressource de la fabrique (biens et revenus d'une église) .

 

Sur le mur extérieur sud-ouest près de la porte d'entrée, il y a un cadran solaire execptionnel daté de 1723, assymétrique, il indique la longueur des jours et des nuits ; un deuxième cadran normal est situé plus au sud,tout près de la sacristie .

 

En 1871 furent construits, l'escalier et la barrière du cimetière face à la rue de la Chapelle aux frais de la fabrique , ainsi que la croix du cimetière , en granit de Coulouvray, bénie en 1874 .

 

La sacristie a été construite par l'abbé Tabard en 1875 et c'est à l'abbé Debout que l'on doit la transformation et l'embellissement à ce point méticuleux qu'il a fait replacer les petites croix en pierre presque inaperçues, qui avaient été brisées sous la révolution . Il fit également voûter les bas côtés ainsi que la grande nef, les colonnades, paver l'église, faire bancs et stalles, il donna 2000 fr pour le bel autel en marbre blanc enlevé dans les années 1944 . Il fit ériger le calvaire au croisement des routes de Mobecq et d'Angoville sur Ay, qui fut brisé par les bombardements, puis en 1987 par la tempête.

 

L'église est classée monument historique .

 

Le cimetière n'a pas toujours été très bien respecté . Mal clos, il était souvent profané par les bestiaux qui venaient paître l'herbe .

Nombreux étaient dans notre région, les cimetières plantés de pommiers . Quinze avaient été plantés vers 1820 ; ils furent abattus en 1886 . Des sapins existaient également jusqu'en 1920 .

 

Avant 1850, le cimetière faisait la pointe sur la butte; cet angle a été coupé et l'entrée  refaite comme elle exista jusque vers 1920,où fut érigé un monument aux morts . En 1890, M Louis Dupray-Beuzeville a fait niveler et dresser la place , puis poser les marches en granit aux deux barrières .

 

Vesly avant 1918                                                         avant 1920

 

                                                                               DSC02920                                                        

                       en mars 2012

 

 

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